L'Abate Donato accompagna la Fiaccola “Pro Pace et Europa Una” nel suo viaggio a Bruxelles e presiede la Celebrazione Eucaristica a Maredsous, importante Abbazia benedettina in Belgio.

Per conferire ancora più vigore al messaggio di S.Benedetto, che attraverso la Fiaccola ogni anno viene convogliato nelle diverse realtà europee, giovedì mattina, 9 marzo ha segnato una tappa importante la visita all'abbazia benedettina di Maredsous nella diocesi di Namur in Vallonia. Fondata nel 1872 da un monaco belga, Ildebrando de Hemptinne, che ricevette la benedizione abbaziale a Montecassino nel 1890, l’Abbazia di Maredsous è una delle realtà benedettine più conosciute in Europa.

Incarnando appieno l'accoglienza benedettina, l'Abate Bernard Lorent, che lo scorso mese ha guidato gli esercizi spirituali per la Comunità monastica di Montecassino, ha accompagnato le delegazioni delle tre città benedettine di Norcia, Subiaco,  Cassino e Montecassino con le rispettive delegazioni religiose, in visita al complesso abbaziale.

Situata in un'incantevole area verde, l’Abbazia di Maredsous rappresenta una riuscitissima sinergia tra l’Ora, Labora et Lege di S.Benedetto: accanto alla preghiera, in abbazia  la vita si svolge tra una laboriosa attività nell'azienda casearia per la produzione di uno dei più buoni e conosciuti formaggi del Belgio, la produzione di pane che si distribuisce quotidianamente nella zona e della birra che porta il nome dell’ abbazia stessa, una birra conosciutissima non solo in Belgio, che si rifà alle antiche ricette benedettine di Maredsous, ma che non viene più prodotta in Abbazia.

Alle ore 12.00, poi,  l’Abate Donato ha presieduto la Celebrazione Eucaristica nella Cripta della Basilica, concelebrata dai monaci dell'abbazia belga e da S.E. Mons. Renato Boccardo, Arcivescovo di Spoleto-Norcia. La Fiaccola benedettina, che è rimasta accesa per tutto il tempo, ha ispirato e illuminato la Celebrazione  nella quale la tragedia che ha colpito Norcia e  l'auspicio di una sua immediata ricostruzione, sono stati il filo conduttore.

Al termine della S.Messa un aperitivo a base di formaggio e birra dell'abbazia attendeva le comunità religiose e laiche che  si sono poi ritrovate all'interno del refettorio abbaziale per consumare un veloce pranzo prima di rientrare a Bruxelles.

Questa piacevolissima parentesi all’interno degli appuntamenti istituzionali al seguito della Fiaccola “Pro Pace et Europa Una”, ha conferito un maggiore spessore spirituale ed un sapore più intenso ad un percorso ormai segnato da momenti consolidatisi nel corso degli anni e che è importante siano accompagnati da esperienze di questo tenore, che arricchiscono il viaggio di nuovi stimoli e nuove motivazioni a sostegno della bontà dell’iniziativa.

 

 

Testo integrale dell'omelia dell'Abate Donato, pronunciata in francese.

 
ABBAYE DE MAREDSOUS
HOMÉLIE – JEUDI 9 FÉVRIER
 

Le Carême que nous sommes en train de vivre est un temps liturgique que l'Église, dans sa sagesse, nous propose chaque année pour nous aider à prendre conscience plus vivement de ce que signifie être disciples de Jésus Christ.

Comme nous a rappelé l'Evangile que nous venons d'écouter, une des caractéristiques du disciple est la qualité de sa prière. Une prière – nous dit Jésus – qui n'est pas adressée à un despote qu'on doit essayer de convaincre à tout prix. La prière du chrétien est adressée à Dieu qui est Père, un Père qui connaît déjà bien nos nécessités.

C'est vrai que Jésus nous dit d'être insistants : «Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira ». Toutefois l'accent de cette parole n'est pas seulement sur la persévérance de celui qui prie, mais surtout sur la confiance dans la bonté et la tendresse du Père qui est aux cieux, qui nous écoute, nous donne et nous ouvre, bien qu'on ne le prie pas pour lui forcer la main mais pour ouvrir nos mains à ses dons.

Néanmoins il arrive aussi que Dieu ne nous réponde pas tout de suite, et parfois pas du tout. Pourquoi ? Parce que Dieu voit ce que nous ne voyons pas. Il sait si ce que nous demandons est vraiment essentiel pour notre vie et pour notre bien, ou plus simplement il ne réponde pas tout de suite car il veut que notre désir s'accroisse davantage. En effet, on pourrait dire que la prière est aussi une « gymnastique du désir », du fait que Dieu tient compte de l'intensité du notre désir avant d'exaucer notre prière.

En tout cas c'est lorsqu'il y a une conformité de voix et de cœur – comme nous dirait Saint Benoît – que notre prière devient capable de recevoir le don de Dieu par excellence, l'Esprit Saint. C'est Lui qui donne à la prière son aboutissement authentique et qui nous aide à conformer notre vie à la volonté de Dieu.

En outre, Jésus nous rappelle le lien qui joint la prière à la vie quotidienne. Comment serait-il possible de demander des bonnes choses au Père si nous, de notre coté, ne somme pas capables de donner des bonnes choses à ceux qui nous entourent ?

Notre prière sera crédible seulement si elle devient l'expression d'un parcours articulé, qui à partir de notre cœur – où nos désirs et nos attentes les plus différentes s'entremêlent – nous amène à nous revêtir nous mêmes des attitudes évangéliques face aux autres et aux réalités dans lesquelles nous vivons.

L'évangile d'aujourd'hui nous invite donc à retrouver l'authenticité de la prière chrétienne à la lumière de ces deux caractéristiques fondamentales : avoir conscience que notre prière est adressée à un Dieu qui notamment est un Père, et, deuxièmement, nous engager à ne pas dissocier notre prière de la vie réelle.

Enfin, la dernière invitation contenue dans la page de l'évangile que nous venons d'écouter – ladite « règle d'or » – nous pousse elle aussi à conjuguer prière et vie : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes ».

Il ne s'agit pas, bien su^r, de simple réciprocité ; on est plutôt exhortés à prendre l'initiative pour faire du bien sans rien attendre en retour. C'est donc la dimension de la gratuité qui est mise en lumière, dimension qui devrait renforcer aussi bien notre prière que notre vie.

Que saint Benoît, témoin lumineux de cette gratuité, nous aide à être nous aussi, dans le monde actuel, des témoins crédible et lumineux de l'amour de Dieu, dont le flambeau bénédictin veut être un symbole éloquent. AMEN

 

Per le foto si ringrazia Roberto Mastronardi